Maman

Maman, tu es toute petite,
tu portes un bonnet blanc,
un corsage noir et un tablier bleu.
Tu marches dans notre maison,
tu ranges le ménage,
tu fais la cuisine et tu es maman.
Tu te lèves le matin pour balayer,
et puis tu prépares la soupe,
et puis tu viens m’éveiller.
J’entends tes pas sur les marches de l’escalier.
C’est le jour qui arrive avec l’école,
et je ne suis pas bien content.
Mais tu ouvres la porte,
c’est maman qui vient avec du courage et de la bonté.
Tu m’embrasses, et je passe les bras autour de ton cou
et je t’embrasse…

Charles-Louis Philippe

Mon beau village (chant)

Connais-tu mon beau village,
Qui se mire au clair ruisseau ?
Encadré dans le feuillage,
On dirait un nid d’oiseau.
Ma maison, parmi l’ombrage,
Me sourit comme un berceau.
Connais-tu mon beau village,
Qui se mire au clair ruisseau ?

Loin du bruit de la grand’ville,
A l’abri du vieux clocher,
Je cultive un champ fertile,
Un jardin près d’un verger,
Sans regret ni voeu stérile ;
Mon bonheur vient s’y cacher,
Loin du bruit de la grand’ville,
A l’abri du vieux clocher.

Quand ta voix, cloche argentine,
Retentit dans nos vallons.
Appelant sur la colline
Les bergers et leurs moutons,
Moi, joyeux, je m’achemine
En chantant vers mes sillons,
Quand ta voix, cloche argentine,
Retentit dans nos vallons.

Sous ton ciel, ô ma patrie.
Mon village est le plus beau !
Plein de lui, l’âme attendrie,
Je le vois dans ton drapeau,
Et je veux qu’il me sourit
Dans mes fils jusqu’au tombeau !
Sous le ciel de ma patrie,
Mon village est le plus beau

Frédéric Bataille